Sur les routes cévenoles en noir et blanc

Sur les terres craquelantes tombent les pluies chaudes de l’août, les bitumes s'enfument de cumulus, des herbes sèchent émanent une chimie de l'enfance, les saveurs particulières des fins d'été et des vacances presque finies. Les gouttes transpercent les tissus rejoignant les corps transpirants.
Au pas, en dansant puis en courant, le tonnerre et la foudre s'abattent trop près maintenant, nous jouons à avoir peur, nous jouons au chat mais le chat c'est Zeus. Le ciel vibre de toute sa puissance, nous courrons encore et encore, nous rigolons de partout. Sur un banc de l'abribus l'eau martèle sa cadence, nous sommes là sous l'orage, assis sur un banc, derrière un rideau d'eau, vous ne nous voyez plus, l'air est frais nous nous serrons un peu plus...


...Nous comptons les secondes entre deux éclairs, il s'en va comme il est venu, le vibrato de l'abri diminue, le bitume fume un ciel délavé. Un rêve au présent n'est-il qu'un souvenir à venir, une onde du passé déformé ?





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