27 janvier 2017

Avec la neige gardoise

Deux épisodes neigeux de courte durée ont perturbé le quotidien gardois, et transformé les paysages de garrigues très provisoirement, en tout cas pas suffisamment pour s'adonner à la luge, mais assez pour s'amuser avec la photo et découvrir Mons et un peu Salindres sous une autre "lumière".

26 janvier 2017 - Salindres #1

26 janvier 2017 - Salindres #2

26 janvier 2017 - Salindres #3

26 janvier 2017 - Salindres à Mons

26 janvier 2017 - Mons #1

26 janvier 2017 - Mons #2

26 janvier 2017 - Mons #3

26 janvier 2017 - Mons #4

26 janvier 2017 - Mons #5

26 janvier 2017 - Mons #6

26 janvier 2017 - Mons #7
21 janvier 2017 - Mons Garrigue #1 

21 janvier 2017 - Mons Garrigue #2

21 janvier 2017 - Mons Garrigue #3

21 janvier 2017 - Mons Garrigue #4

7 janvier 2017

Si j'étais migrant

Si j'étais migrant,

je fuirais la peur,
j'irais par la terre, j'irais par les sables,
j'irais par delà les montagnes, j'irais par la mer,
j'irais malgré les vents sur les chemins entrouverts,
j'irais la nuit noire avec des groupes perdus,
de bivouacs improvisés en camps bondés,
pour quelques heures de repos et attendre.
Attendre un papier, un appel, à manger, à boire,
Attendre et marcher.
Elle est loin la vie d'avant, celle d'avant la guerre.
Ce serait une guerre qui n'est pas la notre,
entre un tyran et de faux prophètes,
entre la terreur et l’effroi.
Rester, c'est mourir. Partir, espérer.
Alors je marcherais pour ma liberté,
je marcherais à la rencontre de passeurs,
dans l'espoir d'un bateau incertain,
et de frontières fissurées, de barbelés coupés,
de mains tendues, de paroles de réconforts.
je marcherais vers des plages ensoleillées
où les enfants allongés dessinent des anges
je marcherais vers la vie de ceux que j'aime
je jouerais avec mes amis la musique de nos nostalgies
je marcherais dans les pas de mes souvenirs pour oublier l'exil



Si j'étais migrant,

je pleurerais le soir en cachette,
mes souvenirs empaquetés dans mon chouette téléphone
qui file le passé et l'avenir.

Si j'étais migrant,

mes prières silencieuses ne seraient pas entendues,
je serais un fantôme à tête de bandit,
hanté par les anges noyés.

Si j'étais migrant,

mes rêves voyageraient au bout de vos cauchemars,
nous pourrions rire de nos terreurs,
et dompter l'hydre de nos différences.

Si j'étais migrant,

tu serais devenu un ami,
tu serais devenu ma famille,
et aux beaux jours nous irons chez moi.

31 décembre 2016

L'avenir de 2016, à venir 2017

Tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année, et si le monde tourne mal, et si la vie ne va pas toujours comme nous aimerions, le bonheur c'est avant tout nos petits plaisirs du quotidien, nos familles et proches qui nous aiment et que nous aimons. 

Selon Paul Valéry "La mémoire est l'avenir du passé", alors je vous présente dans le petit clip en dessous un avenir de 2016, avant de poursuivre Memories Duplication et de préparer l'avenir de 2017.

Ecrivons 2017, et j'espère que nous écrirons ensemble de bons moments !


29 décembre 2016

La route de la fausse note

C'est amusant les fins d'années, on range un peu et là je viens de tomber sur un truc que j'avais écris sur mon téléphone en attendant je ne sais où je ne sais quoi...

La Route de la Fausse Note




Une note
La bonne
Fait fausse route
Emprunte une voix de traverse
En Rase campagne mezzo voce, elle roule piano piano
Son tempo fait une croche
Un Dernier ré avant le terminus
Chut, soupire une ronde,
un ut tatouee dans le do
Elle Se retrouve au violon
La corde sensible
Elle pleure son mi disparu
La solitude n'est pas si fa
Son chœur s'emballe
La fausse route fait bonne mine
Un temps
Au terminus
La bonne note fausse compagnie
En porté
Boum boum
Encaisse grosse caisse
Une blanche broie des noires
Aphone
Las elle se tue
Pas un sol atone crochu
Silence !

La fausse route prend bonne note,
Ré sort du violon
Ré pare la blanche aux crochets
Ré suscite Mi
Mi Ronde Mi Blanche
Un peu sonnée mais ça Fa
L'archet si miaule par le feu
une dernière double-croche bégaie "Do..Do..."
Laissons les La
Sol y ter 


28 décembre 2016

En 2017 : 3 stages photos à St André d'Olerargues

En cette fin d'année une petite information concernant 3 stages de photographies que j'animerai et qui sont organisés avec 

L'Olerartguaise
STAGES PHOTO
Samedi 14 janvier / 25 février 
A  la Salle polyvalente de St André d’Olerargues
de 14h00 à 17h00
Samedi 25 mars à la Roque sur Cèze

Stage 1 : Profondeur de Champs le samedi 14 janvier 2017
Nous aborderons dans ce stage la profondeur de champs avec environ 30 minutes d’échanges – 30  minutes de présentation technique – et 2 heures de pratique.
  • 1    Présentations de chacun la pratique photo / appareil / niveau
  • 2-  Quelques rappels techniques selon la typologie du groupe
  • 3-  La profondeur de champs à quoi ça sert
  • 4-  Comment maîtriser la profondeur de champs - exemples
  • 5-  Mise en pratique par la réalisation d’exercices de portraits


Pré-requis :
  1. ·        Venir avec son appareil de préférence un réflex ou tout appareil qui peut avoir des modes semi-automatique. Si besoin deux appareils reflex seront disponibles.
  2. ·        Venir avec des réalisations 5 à 10 maximum par personne

Tarif 30,00 €uros / personne par séance.
Tarif amené à 25 € / personne si suivi des 3 séances soit 75€uros


Stage 2 : le Paysage le 25 février 2017
La séance débutera avec 30 à 45 minutes d’échanges sur la pratique dont les photographies réalisées entre les deux séances pour ceux qui seront présents le 14 janvier,  pour les nouveaux venir avec ses photos sur clé usb (ou tirage) pour voir quels sont les résultats et amélioration à apporter.

Sortie paysage sur le lieu du stage –

Appréhender le paysage en grand angle ou en téléobjectif. Choisir son angle de vue, utilisation de filtres – utilisation du trépied.

Pré-requis :

  1. ·        venir avec son appareil de préférence un réflex ou tout appareil qui peut avoir des modes semi-automatique. Si besoin deux appareils reflex seront disponibles.
  2. ·        Venir avec des réalisations 5 à 10 maximum par personne

Tarif 30,00 €uros / personne par séance.
Tarif amené à 25 € / personne si suivi des 3 séances soit 75€uros


Stage 3 : Eau et Paysage le 25 mars 2017
Rendez-vous à la Roque sur Cèze pour démarrer sur place par des photographies sur le paysage de l’eau. Objectif : saisir en vitesse lente ou rapide, jouer avec les reflets, varier les points de vue – utilisation du trépied et de filtres

Si la météo n’est pas clémente prévoir parapluies, plastiques pour protéger le matériel, bottes.
Si la météo annonce une alerte orange pluie inondation report de la séance.

Pré-requis :
  1. ·        venir avec son appareil de préférence un réflex ou tout appareil qui peut avoir des modes semi-automatique. Si besoin deux appareils reflex seront disponibles.
  2. ·        Venir avec des réalisations 5 à 10 maximum par personne

Tarif 30,00 €uros / personne par séance.
Tarif amené à 25 € / personne si suivi des 3 séances soit 75€uros



Merci de confirmer votre présence par mail ou téléphone avant le 10 janvier, pour le stage 1, le 21 février pour le stage 2 et 21 mars pour le stage 3 (minimum 5 stagiaires - maximum 10) à l’association l’Olerartguaise faizon.camoin@orange.fr ou auprès de Yann Riché : yriche@yadelair.com / 06.17.17.17.26

31 octobre 2016

Sète : quelques images à la volée

 Promenade dominicale à Sète, avec une visite du musée Paul Valéry et de l'exposition Ernst et Tanguy qui se termine le 6 novembre, deux visions du surréalisme. Deux tableaux de Ernst me laissent penser qu'il aurait pu être l'inventeur (c'est Jacques Rouxel l'inventeur) des Shadocks dont une expo est à découvrir aussi à Sète au MIAM jusqu'au 31/12/2016  (http://www.miam.org/actu1.htm).

 Bref Sète à la volée se sont des barques et bateaux,


 Des immeubles et du graphisme urbain,

 des drapeaux à casier sur le port

 un cimetière marin vu d'en bas et vu d'en haut (cf plus bas le poème de Paul Valéry)

 une cloche

 du street art involontaire, sauvage ou institutionnel avec C215 (deux derniers portraits - + sur lui : http://www.c215.fr/C215/HOME.html)
Dessin perdu


Tags et carte du monde à trouver 

C215

C215 


Le Cimetière marin

 
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux !
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit !
Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regard marin ;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l'âme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !
Après tant d'orgueil, après tant d'étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m'abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir.
L'âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première :
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié.
O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d'un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l'événement pur,
J'attends l'écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l'âme un creux toujours futur !
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l'attire à cette terre osseuse ?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres ;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux !
Chienne splendide, écarte l'idolâtre !
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux !
Ici venu, l'avenir est paresse.
L'insecte net gratte la sécheresse ;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air
A je ne sais quelle sévère essence ...
La vie est vaste, étant ivre d'absence,
Et l'amertume est douce, et l'esprit clair.
Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même ...
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu n'as que moi pour contenir tes craintes !
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant ...
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs !
Où sont des morts les phrases familières,
L'art personnel, les âmes singulières ?
La larve file où se formaient les pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu !
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge
Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici ?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse ?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi !
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse !
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel !
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N'est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas !
Amour, peut-être, ou de moi-même haine ?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir !
Qu'importe! Il voit, il veut, il songe, il touche !
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d'appartenir !
Zénon! Cruel Zénon ! Zénon d'Êlée!
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas !
Le son m'enfante et la flèche me tue !
Ah ! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l'âme, Achille immobile à grands pas !
Non, non ! .... Debout ! Dans l'ère successive
Brisez, mon corps, cette forme pensive !
Buvez, mon sein, la naissance du vent !
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée !
Courons à l'onde en rejaillir vivant !
Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l'étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil,
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !
Paul VALÉRY Charmes1922

27 octobre 2016

Balade d'automne à Mons (Celas)

C'est la saison, le marronnier, la photo d'automne, on se laisse bercer par les couleurs des feuilles, les nuages, les rayons du soleil, les feuilles qui tombent... lors d'une petite balade à Celas (Mons/Gard)